Volcana Breathwork

Qu'est-ce qu'être "Trauma-informé" ?

· 3 min

Être trauma-informé.e c'est comprendre comment un trauma fonctionne dans le système nerveux pour adapter sa posture et éviter de re-traumatiser une personne mais ce n'est pas être qualifié pour traiter le trauma lui-même. C'est la différence entre accompagner sans aggraver et soigner. Un praticien trauma-informé lit les signaux du corps, ajuste le rythme et surtout ne force jamais rien. Les séances de Breathwork ne remplace pas un travail thérapeutique.

Qu'est-ce qu'un trauma concrètement ?

Un trauma n'est pas un événement. C'est une réponse biologique. Face à une situation perçue comme insurmontable, le système nerveux s'active massivement et les hormones de stress envahissent le corps. L'expérience devient traumatique quand l'intensité dépasse la capacité du système nerveux à l'intégrer et qu'il se retrouve submergé. C'est une réponse de survie, pas un jugement sur la gravité de ce qui s'est passé.

Trauma ou expérience douloureuse : où est la différence ?

Toutes les expériences douloureuses ne deviennent pas des traumas. Certains facteurs situationnels font basculer un stress en trauma : l'intensité de l'événement, l'impossibilité de fuir ou de se défendre, l'isolement émotionnel, l'absence de soutien au moment où ça se passe. D'autres facteurs sont cumulatifs : des traumas antérieurs et un stress chronique déjà installé par exemple. Un trauma ne se mesure jamais à la gravité apparente de l'événement car il peut très bien rester invisible et silencieux.

Les 5 catégories de trauma

On distingue le trauma physique, le trauma émotionnel, le trauma de l'enfance, le trauma vicariant (c'est-à-dire celui de quelqu'un d'autre, ressenti comme si on l'avait vécu soi-même) et le trauma collectif. À cela s'ajoutent trois formes : aigu (un événement soudain et unique), chronique (une exposition continue) et complexe (une exposition prolongée à plusieurs types de trauma).

Pourquoi le système nerveux ne fait pas la différence entre le passé et le présent

Le système nerveux ne distingue pas le passé du présent. Il répond à une sensation et pas à un récit. Une odeur, un ton de voix, une posture peuvent réactiver un état de survie sans logique apparente, parce que l'accès à la pensée logique se réduit dans ces moments-là. C'est pour ça qu'une réaction peut sembler disproportionnée de l'extérieur : elle ne l'est pas du point de vue du système nerveux.

Que se passe-t-il dans le cerveau face à un trauma ?

Le cerveau reptilien gère les fonctions vitales et la survie. Le système limbique gère les émotions et la mémoire, dont la mémoire traumatique, avec l'hippocampe. Le néocortex gère le raisonnement, la planification et le sentiment de sécurité. Face à un trauma, le néocortex se déconnecte, le système limbique prend le relais et le cerveau reptilien s'active. Concrètement : l'amygdale devient hyperactive, l'hippocampe est perturbé et le cortex préfrontal se déconnecte.

Être trauma-informé ce n'est pas être trauma-formé

Un praticien trauma-formé est qualifié cliniquement pour travailler directement sur le trauma, le traiter et le transformer. Un praticien trauma-informé comprend le trauma, adapte sa posture, lit les signaux du système nerveux et assure une pratique sécurisée et progressive, sans jamais chercher à traiter quoi que ce soit. C'est exactement ce que recouvre ma formation à la Breathwork Académie : savoir reconnaître ce qui se joue dans le corps d'une personne pendant une séance et ajuster sa posture en conséquence, sans jamais rien forcer.

En séance collective chaque lundi à 19h30, en ligne, pendant 1h30, c'est ce cadre qui me permet d'accueillir ce qui remonte auprès des participants sans que cela soit dangereux. La respiration active peut bien sûr faire remonter des sensations intenses et un cadre trauma-informé est ce qui garantit que ça reste traversable.

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